Texture délicate

Texture délicate C’est comme une (sorte de) corde à suspendre le linge qui relierait les souvenirs d’enfance au présent, j’y vois des pièces de rude tissu indigo, tout dégoulinant, qui balancent paresseusement au soleil une jambe et puis l’autre. Le plus souvent, ce sont les habits de tous les jours en coton ou en flanelle, simplement réunis par leur coloris pour ne pas déteindre sur les plus délicats. A de rares occasions, j’y surprends une kyrielle d’étoffes blanches et roses, délicatement essorées, parfois entrelacées, voltigeant en saccades rapides dans une brise inattendue. Toutes ces textures sèchent pour me refaire des habits de mots frais et à peine repassés.
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Publié le 12 avril 2021


Perdre le nord

Perdre le Nord

C’est rester là où l’on abandonne un peu lâchement l’idée de retrouver la carte craquelée des promenades du dimanche,
Hésiter là où il n’y a plus de croix au carrefour des chemins forestiers,
Dire que l’on avait pourtant beaucoup cherché pour arriver sur les talus criblés de trous de blaireaux qui bordent le bosquet de fins bouleaux.

C’est rester là, à côté de ses vieilles bottes et se demander comment on faisait pour bien les enfiler, en accomplissant une rotation mentale des images, pour ne pas se tromper entre la gauche et la droite.

C’est presqu’oublier que l’on peut partir sur le champs, à toute heure ou à tout moment, en oubliant l’écharpe et les mouchoirs en papier, oubliant de tirer sur ses lacets,
sans les lunettes de soleil, le chapeau décoloré, les clés et parfois la gourde,
partir sur un coup de sang, un son de cloches, la menace d’un enfermement.

Publié le 9 mars 2021


Parfois, je m'étonne moi-même

CAPTIEUSE Avertissement : ce texte comporte plusieurs contaminations par invasion de fictions mutantes, des coagulations phonétiques, des copier/coller et un zeugme. « Ce produit mellifluent, sapide et polygène, s’évapore avec la plus grande facilité cependant qu’il ne s'acquiert qu'à la sueur de son front, du moins chez les esploités de ce monde dont je suis… » [1] Quand Queneau nous parle du fric, par l’intermédiaire de l’Oncle Gabriel s’appliquant à la dégradation de la langue ffrançouèze, la bienséance n’a qu’à bien se tenir. Doukipudonktan faisait beaucoup rire mon paternel, qui avait 20 ans en 1940, ce nostalgique d’un temps où Maurice Grevisse enseignait à l’École des Cadets. Moi ça me laissait assez perplexe et si j’ai hérité de son Bon usage, ce n’est pas moi qui l’aurai usé. Mon berceau, ce n’était pas Rome ou la Grèce, mais l’école buissonnière avec Fifi Brin d’acier…Apprendre à l’école pour comprendre le monde ? Pourquoi s’encombrer d’un passé qui aurait été écrit par des crétins, des imbéciles ou des adversaires ? [2]
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Publié le 8 février 2021


Encore une fois...

Publié le 7 février 2021


On peut toujours choisir



Publié le 23 janvier 2015


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