Les clowns à l’hôpital

Le clown serait-il un précieux ferment de transformation sociale dans une société en crise et en mutation ?

L’enfant malade : « Dans mon hôpital idéal, il y a plus d’espace. Les couloirs sont plus larges et plus colorés. On peut y faire du roller et de la trottinette. Il y a beaucoup de clowns et les docteurs ont des costumes multicolores »

À Bruxelles, le projet des Clowns à l’hôpital est lancé en 1995 à l’hôpital Érasme par Daniel Cap et Catherine Vanandruel[1]. C’est en 2004 qu’ils intègreront un deuxième service pédiatrique au CHU Saint-Pierre. L’équipe est alors constituée de quatre clowns professionnels spécialisés dans ce domaine d’activité. Le cadre budgétaire restreint des grands centres hospitaliers semblait parfois cantonner les soignants au rôle de distributeurs de prestations. L’arrivée d’artistes maladroits et imprévisibles dans ces hyper surfaces dédiées à la haute technologie est survenue en pleine crise de l’humanisation des soins. Vingt ans après, nous observons que la Machine à lessiver cosmique a mélangé le blanc des blouses avec le rouge des nez. 

« Les pratiques d’intervention sociale par le clown sont avant tout des pratiques artistiques et leur fonction n’est ni de divertir (à l’instar des « clowns balloons») ni de subvertir (à l’instar des « clowns activistes »), mais bien d’investir la vie sociale.[2] » Le clown à l’hôpital va construire avec ce qu’il voit, ce qu’il reçoit et ce qu’il vit. Notre métier nous entraîne à avoir un sens inné du public, à sentir et à percevoir ce qu’on peut ou ne peut pas faire in situ, en partenariat avec l’équipe soignante. Pour cela, il nous faut être à l’écoute, c’est-à-dire dans le corps, dans l’état, être présent. Mais ce n’est pas encore tout…

Prendre soin de l’autre ?

La psy : «  l’enfant malade n’est plus un spectateur passif, mais le chef d’orchestre d’un numéro dont il devient le héros »

Confrontés au remue-ménage intérieur de rencontres sur le fil, les acteurs ont abandonné une part de l’égotisme qui pouvait – quelquefois — les caractériser. Si l’humour fait apparaître les choses sous un jour nouveau, c’est aussi un exercice très périlleux ; ce qui fait rire un jour peut faire pleurer le lendemain. Dans cet aller-retour d’émotions pourtant sincères, nous avons senti que nous marchions sur des oeufs avec de très grosses godasses…

Pour l’acteur derrière le clown, il y a eu une prise de conscience du danger que pouvait représenter l’intervention de son clown bourré d’irrévérence et de louables intentions. Vous y voyez un paradoxe ?  Là est bien la question. Que peut signifier ce concept : prendre soin de l’autre ? Le projecteur allait-il pouvoir se retourner vers ce public si particulier ? 

Dans notre pratique, si l’acteur se considère comme un sauveur, il peut être tenté d’interpréter — ou pire —, de résoudre les difficultés perçues chez les enfants ou ses parents. Il aura peut-être quelques phrases magiques du type : pour aller mieux « il faut communiquer ! », « il faut être soi-même et pour cela, se connaître soi-même ! » Vouloir imposer le bien-être comme but suprême, croire naïvement aux vertus toutes puissantes de l’expressivité ?

« Or, nous explique Jean Florence, ces propositions ne renferment pas seulement des a priori moraux, c’est-à-dire des prises de position sur ce que serait le bonheur ou, à tout le moins, le bien-être, mais également des a priori idéologiques qui actionnent, pêle-mêle, des théories psychologiques, sociologiques, hygiénistes, philosophiques.[3] »

Un autre concept bulldozer caricatural, qui accompagne parfois le clown débutant à l’hôpital, c’est la réduction de l’autre à ce qu’est supposé être sa « culture ». Un comble pour le personnage du clown, de refermer la porte et de laisser une impression moralisante ou le poids d’un stéréotype simpliste, par défaut (ou excès) de jugement. On risque en effet d’enfermer l’autre dans sa culture ou de le blesser symboliquement en niant ses appartenances sociales. L’ouvrage de Laurent Licata : « Introduction à la psychologie interculturelle »[4] exlique bien la tension entre ces deux tendances : la sous-estimation de l’influence de la culture sur les comportements (tendance universaliste) ou sa surestimation (tendance relativiste). La prudence nous enseigne qu’agir avec le clown à l’hôpital requiert de jongler entre et avec les représentations que nous avons au sujet de l’autre, des personnes issues de l’immigration en particulier. Une relation interculturelle est le fruit de réajustements multiples où des aspects très intimes de la personne sont exposés, sans être tous compréhensibles…et c’est peut-être bien ainsi.

Réveiller les ferments de notre transformation

Participer à notre petite échelle à une amélioration de la condition humaine, reconnaître que nous sommes constamment en questionnement, partager nos connaissances ainsi que nos doutes, rire de nos bêtises. Pour agir avec tact et viser plus de disponibilité envers l’enfant malade ou souffrant, nous devons d’abord réveiller les ferments de notre transformation et accepter que l’hôpital nous chamboule en retour. Et comme en Belgique il n’existe aucun programme officiel, il est indispensable d’aller se cultiver dans les domaines du psychosocial et du développement personnel (Analyse transactionnelle, Systémique, Communication non violente, etc.) car ni le statut d’humain ni l’inaliénable humanité d’une personne ne confèrent automatiquement à cette personne l’intention de se vouloir respectueusement présente à elle-même, à l’autre, aux autres et au monde.

Retour côté artiste, un des itinéraires Bison futé pour les aspirants Clowns à l’hôpital passe par Neufchâteau, à l’AKDT. Croiser la trajectoire de Lory Leshin du Rire Médecin, le temps d’un stage inoubliable, c’est faire de bonnes provisions de vitamines et d’antioxydants.

Plus régulièrement, nous pratiquons, en piqures de rappel, l’exigeant travail de l’Auguste, qui semble apporter autant de bénéfices à ceux qui le pratiquent qu’à ceux qui le regardent. Nous avons la possibilité de travailler nos gammes clownesques en atelier à La Roseraie, espace de création, sous le regard expert de Carina Bonan, de la Cie Batatcha.

Le décalage révélateur

Le soignant : « Introduire et réintroduire obstinément la dimension relationnelle, la parole et l’art, pour secouer la passivité, la routine et les automatismes… L’implication nouvelle des artistes dans les lieux de soins et d’accueil des enfants est bien plus qu’une mode : c’est une nouvelle forme de civisme.[5] »

La nature provocatrice du regard posé par le clown et le décalage révélateur[6] qu’il apporte ne laissent pas les médecins indifférents. La plupart, convaincus depuis belle lurette du bien-fondé de notre démarche, relativisent également les dogmes médicaux et on voit l’émergence d’une parole autonome chez les soignants. Certains n’ont de cesse de venir tester avec nous l’une ou l’autre plaisanterie assez salée. On pourrait risquer ici un parallélisme entre la figure symbolique du clown impertinant (et surtout du bouffon) et les activités exutoires qui surviennent au début de la formation des internes.

« Les productions artistiques nées en salle de garde — chansons et saynètes, dessins et fresques — jouèrent pour les internes un rôle d’exutoire qui leur permettaient de survivre psychiquement et d’affirmer leur identité collective. La culture ici s’était faite vitale. Pas forcément toujours la Grande, mais celle qui éclot dans une communauté vivante au fil des jours, au gré des émotions et des événements, et qui dans une incessante alchimie, travaille au corps l’hôpital, en quête de sens précisément.[7] »

Nous soulignons aussi l’importance de la respiration amenée par des intervenants non rompus aux exigences de rentabilité d’une institution hospitalière. Pour préserver l’audace et la spontanéité du clown, les artistes devraient toujours être libres de toute contrainte liée au service ou aux soins. En cela, nous rejoignons la typologie du travailleur social décrite en 2010 par Michel Kesteman, dans son article : Un seuil à la fois. Comment créer des possibles.

« Pour l’intervenant dans le bas seuil[8], le but consiste à créer le lien nécessaire pour aller vers une dynamique de changement. La présence du travailleur social, par son rôle d’aide et de soutien, devient légitime et la relation prend du sens à se construire. En d’autres mots, cette relation n’essaie pas de changer la personne, mais elle ouvre une possibilité d’émergence au changement.»

Une anecdote vécue dans la salle des urgences psychiatriques adultes : un policier ordonne aux clowns de dégager immédiatement! En cause : un patient agité, potentiellement violent. Les clowns vont obtempérer, bien sûr qu’ils obéissent aux ordres donnés par la sécurité ! Mais à leur manière, en opérant un repli bruyant et chaotique, en courant… au ralenti, sous les fous rires de l’assistance médicale et des patients. Un incident qui aura permi au public de questionner les tabous, de voir la réalité avec plus de liberté ? 

Le coulrophobe: “ Aaaargh, non… pas eux ! ”

Dans les services de pédiatrie, l’activité est proposée et non imposée, elle respecte le choix du bénéficiaire et de ses proches. Les enfants sont toujours informés de notre passage et ont le droit, à tout moment, de refuser l’accès à la chambre et de ne pas rencontrer les clowns.

 « Le docteur idéal serait rigolo. Les mots idéals (sic) seraient : château, oiseau, gâteau… » (Anonyme)

« J’ai constaté, à peu près à chaque fois que les membres du personnel soignant me mettent en garde par rapport à un enfant “difficile” pour eux (tentative de suicide, isolement, situation psychosociale compliquée) que quelque chose va alors se passer, que cet enfant va nous (se) révéler des capacités non exprimées, insoupçonnées, une grande richesse, de l’humour, de la créativité, qui n’avaient, jusqu’alors, pas pu s’actualiser dans ce lieu focalisé sur la maladie. [9]»

L’idée que le clown est complémentaire aux services de soins, lorsque la communication artiste-soignant est authentique, se trouve confortée. Gérer à la fois la proximité indispensable et la distance à respecter pour que l’enfant puisse poursuivre son chemin, pour le clown comme pour le soignant, demande un professionnalisme et un solide équilibre psychique. Un savoir-être qui désarmerait tout soupçon et ouvrirait à une rencontre vraie, comme le pensait Jacques Derrida : “Le langage de l’hospitalité doit être poétique: il faut que je parle ou que j’écoute l’autre là où, d’une certaine manière, le langage se réinvente”.

Le clown peut se permettre de secouer le cocotier, de shooter dans la fourmilière, d’appeler au secours le Dr Henri Golan, de faire un massage avec un rouleau à peinture. Ce qui encouragera l’infirmière à chanter pour un grand prématuré, n’empêchera jamais la technicienne de remuer le popotin en passant la serpillière, amènera l’éminent professeur à nous parler de la musique d’opéra qu’il passe dans ses écouteurs pendant les longues heures d’opérations. La culture, loin d’être un supplément d’âme facultatif, donne à la vie sa qualité. C’est en ce sens que le combat pour la vie qui est mené dans les hôpitaux rencontre tout naturellement l’acte culturel. C’est la porosité qui offrira le plus de change de réussite aux projets nés du brassage de ces deux univers.  

Le commanditaire : « Après leur passage (des clowns), les enfants gardent de bonnes images en tête. C’est comme une médecine douce qui permet de fabriquer de bons souvenirs de l’hôpital ».

Les clowns à l’hôpital ont plus d’une corde à leur arc, tous ont une deuxième carrière en route ; dans le théâtre jeune public, en théâtre de rue, dans les bibliothèques, à la radio. Notre budget est très serré et nous sommes depuis 2011, huit intervenants pour une visite hebdomadaire dans deux hôpitaux universitaires (dont la moitié travaille aussi pour les Clowns et Magiciens Sans Frontières, Belgique). À la recherche de nouvelles rencontres solidaires, nous ouvrons le bottin numérique à la page du Guide Social de la Capitale. Sous la dénomination « Canal Santé », à l’initiative de l’Espace Social Télé Service, des Clowns à l’hôpital et d’une infirmière, un réseau est mis en place qui reçoit le soutien financier des politiques. Une attention spécifique est portée sur le bassin du canal Bruxelles-Charleroi à Bruxelles, en tant que sillon industriel concentrant une importante population immigrée précarisée.

 « Faut-il des clowns à l’hôpital ? demande Michel Kesteman[10], promoteur du réseau. Si vous en doutez, allez donc revoir le film Docteur Patch avec Robin Williams. Le clown s’y révèle non pas comme un effet de mode provoqué par l’École du Cirque ni par le marketing qui entend associer le clown et le hamburger. Le clown, c’est sérieux, car le rire est le propre de l’homme. C’est essentiel à notre santé mentale. Écoutez le professeur Kahn, chef de clinique : “Pour être médecin, il faut être médecin plus magicien, pas la magie de mettre un nez rouge, mais celle des mots et de l’écoute, d’une présence au quotidien.” Il ajoute : “Le nez rouge, c’est un symbole qui dit ‘je joue, j’accepte la dérision, j’accepte que tu te moques de moi’, de ne pas avoir de carapace de technicien qui se prend très au sérieux et qui exige que l’autre vous prenne au sérieux, d’où la distance. Avec le nez rouge, je me rapproche et tout devient possible, l’imagination, la créativité. »

Si, ce qui est recherché par les commanditaires, c’est l’évaluation de l’impact d’une coordination interdisciplinaire sur la santé des patients, on peut identifier cinq objectifs : l’amélioration de la prise en charge globale des patients, le décloisonnement professionnel, la qualité, sécurité et continuité des soins, la cohérence avec les objectifs de réforme de l’assurance-maladie, le besoin territorial. C’est déjà ça. Non, peut-être[11] 

La démocratie : « L’art, c’est bon pour la santé, c’est bonbon ! »

Après le colloque à la Maison du Peuple, il y a eu le bar et nous avons pu discuter le bout de gras avec la coordinatrice de Culture et Démocratie. Nous envisageons rapidement de créer un nouveau pont entre deux mondes, un lien entre l’art et la santé, de manière plus générale en Fédération Wallonie Bruxelles (la Belgique francophone). L’asbl Culture et Démocratie, qui fête en 2013 son vingtième anniversaire, développe son action dans le champ de la lutte contre les déficits culturels de la société et contre le déficit démocratique de la culture. Elle encourage l’accès et la participation à la vie culturelle de tous les publics et combat toutes les formes d’exclusion. Son travail se centre dès lors sur différentes thématiques qui placent la culture de manière transversale : culture et enseignement, culture et travail social, culture et prison… Au sein de celles-ci, différents projets se développent en fonction de l’actualité, des besoins et constats rencontrés. La commission Art et Santé en est un. Rassemblant des clowns, musiciens, écrivains, plasticiens et des professionnels de la santé, nous voulons faire connaître et reconnaître le travail réalisé depuis une dizaine années par les artistes intervenant en milieu de soins. Ce travail de mise en commun sert d’athanor qui nous permet de croire encore en l’amélioration de la condition humaine par la voie du jeu et du partage. 

La commission Art et Santé a publié un code de déontologie[12] des artistes en milieu de soins et une brochure sur les pratiques artistiques dans ces mêmes milieux. Outre les publications, le réseau organise des rencontres, des conférences et, annuellement, deux journées de sensibilisation et d’information sur le métier d’artistes intervenant en milieu de soins. Plus d’informations : www.cultureetdemocratie.be.

Nous : “Et moi et moi et moi ? ”

Dans notre société démocratique, remettre en cause des systématismes, sur le ton de la plaisanterie, c’est un des rôles essentiels des artistes. C’est faire apparaître un espace symbolique qui permet d’exprimer ce qui est insupportable et qui mérite notre vigilance. La bêtise du clown est un antidote aux maladies du pouvoir (langue de bois, hypocrisie, narcissisme.) Retrouver cette fraîcheur, ce n’est pas directement un facteur de transformation, c’est jouer le rôle de la levure fermentante dans la pâtisserie. C’est un enzyme, ça ne prend pas de place, mais c’est utile. Une autre question, ne serait-ce pas : comment pousser dans le bon sens, quelle transformation souhaitons-nous, pour quel avenir ?[13]»

Nous avons cherché à répondre aux interrogations essentielles liées à ce nouveau métier. Pour nous, le clown à l’hôpital n’appartient pas à une sous-catégorie de la famille des clowns, de ceux qui ne jouent pas sur la scène ou dans un lieu dédié au culturel. Nous préférons parler d’une manière d’être, à la fois des acteurs improvisateurs en relation avec les patients et les familles, et en même temps des artistes intervenant dans les milieux de soins. Des individus sérieusement fous et sensiblement solides équipés d’un thermomètre des émotions qui les guide pour renouer des liens, se jouer de la maladie. 

Si nos méthodes artisanales s’avèrent adéquates sur le terrain, où nous avons développé au cours des années des savoirs et des savoir-être pertinents, elles le sont parfois moins quand il s’agit de plus-value ou d’objectifs opérationnels… Dans un contexte social où les postes sont éjectables et les managers manipulateurs et manipulés, notre bilan met en perspective que la bonne humeur ne suffira pas pour dépasser les aléas liés aux diminutions des apports financiers. Que notre action sanitaire et humanitaire, qui a été le fait d’une volonté politique des années 90, subira peut-être un basculement vers l’inconnu en 2014, lors des prochaines élections. Que notre rêve de poétifier le monde, avec des bulles de savon et un accordéon, aura fort à faire pour résister à la rationalité économique imposée par l’union européenne. Mais nous continuerons, sous le plus petit masque du monde, le patient et discret travail de l’enzyme dans une société éternellement destinée à la crise et à la mutation.

« Être utile
 

Ce rêve futile
 

Un peu vain fut-il
 

Bien plus grand que nous


Où seront-ils
 

Nos roseaux subtils
 

Quand la crue du Nil 


Emportera tout [14]»

Claude Semal

Catherine Vanandruel, comédienne, coordinatrice des Clowns à l’hôpital, Bruxelles.
[1] Clowns à l’hôpital de l’asbl Fables Rondes, une initiative reconnue et soutenue par la Commission Communautaire française, service de la santé.[2] Jean-Bernard Bonange, cité par Annick Fanniel dans : « L’intervenant clown, un travail d’adaptation ». Une étude du Centre d’expertise et de ressources pour l’enfance (CERE), 2012.[3] Jean Florence, philosophe et psychologue, psychanalyste, professeur.                                                        [4] Laurent Licata est professeur de psychologie sociale et interculturelle à l’Université libre de Bruxelles, son ouvrage est paru chez De Boeck, 1èreédition 2012.[5] La prise en charge de l’enfant malade par Didier C. Salmon, médecin anesthésiste in Les Cahiers DAJEP n°27, 1996.[6] « écart développateur » ou « discordance symptomatique » du fameux Dr Bonnange.[7] Quelle culture pour quel hôpital ? Marie-Christine Pouchelle – ethnologue.[8] Le lieu d’accueil bas-seuil est une structure d’accueil dite à haut seuil de tolérance ou bas seuil d’exigence. Il ne faut pas d’abord avoir un papier, un diplôme, un toit, une consommation problématique ou non, une famille à recomposer mais simplement être humain à l’état de besoin ou de question ou de vivant. [9] Gilles Gonin, clown et clown à l’hôpital. Conversation du 1er août 2013.[10] MK,  directeur de l’Espace Social Télé Service : « Le clown, hospitalier, ambulatoire ou intérieur : contribution à l’invention de la ville en santé ? Médicale, citoyenne ou littéraire ? » Colloque 2004  [11] Qui signifie, en bruxellois : Oui, certainement ![12] http://www.cultureetdemocratie.be/chantiers/art-sante/code-de-deontologie[13] Propos de Claude Semal. Conversation du 27 août 2013.[14] Les bals, les BBQ et les crématoriums, un CD de Claude Semal.

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